When H and O turn out the two most important alphabet letters!/Quand le H et le O se révèlent les deux lettres les plus importantes de l’alphabet!

March 23, 2006 on 12:22 pm | In All, Public Organization, Water |

Un message en français suit

Yesterday, March 22nd, we celebrated the World Water Day. Water is expected to be the most praised resource in the decades to come, even much more than oil [if there is any left after 40 years!].

The fourth edition of the World Water Forum, held between March 16th and March 22nd in Mexico City has just been concluded. The debate was directed and baited on relatively new concepts including Hydraulic Resources Governance.

International conflicts around water resources management and exploitation are increasing. Among those, the Jordan-Israel Lebanon conflict, Egypt-Sudan on the Nile and Turkey-Iraq.

In the case of Tunisia, agreements with Algeria have been concluded: a bilateral technical commission of hydraulics and environment was instituted in 1984 as a framework for dialogue and exchange of information on common questions relating to water and the environment.

A hydraulic policy was applied for more than three decades deploying considerable human and financial resources and has brought rather well its fruits especially in periods of drought (after all, without sufficient and relatively good quality water, would Tunisia ever have had its pseudo of El-khadra - The Green?).

Our dams being connected forming a rather dense network (especially in the North where irrigation needs are the highest) can make up for the deficit by forwarding the surplus during the rainy season to the driest areas. However, drinking water quality is not that good in certain areas, in particular the South region and the Cap Bon Peninsula 

More and more efforts are focused on consumption awareness, sea water desalinisation and even research on plants which can grow in high salted soils!Much remains to be made to guarantee a safe volume and quality of water for our present and future needs including water needs for agriculture, industry, tourism and obviously drinking water.  This link provides the most relevant statistics on the hydraulic resources and water use in Tunisia.

Hier, le 22 Mars, nous avons fêté la journée mondiale de l’eau. Les experts prévoient que l’eau sera la ressource la plus convoitée dans les décennies à venir, bien plus que le pétrole [s’il en reste après 40 ans !].

La quatrième édition du Forum mondial de l’eau qui s’est tenue du 16 au 22 mars à Mexico vient donc de s’achever. Le débat s’est orienté et acharné sur des concepts relativement nouveaux et notamment sur la Gouvernance des ressources hydrauliques (serions nous devant « un SMSI aquatique » ?). Les conflits internationaux autour de la gestion et de l’exploitation des ressources en eau ne cessent de se multiplier : La Jordanie-Israel- Liban, l’Egypte et le Soudan sur le Nil, la Turquie et l’Iraq entre autres.

Pour le cas de la Tunisie et suite à des accords avec l’Algérie, une commission technique mixte de l’hydraulique et de l’environnement a été instituée en 1984 comme cadre de concertation et d’échange d’informations sur les questions communes relatives à l’eau et à l’environnement.

La politique hydraulique entreprise depuis plus de trois décennies en déployant des ressources humaines et financières considérables apporte assez bien ses fruits surtout en période de sécheresse (après tout, sans une eau suffisante et relativement de bonne qualité, la Tunisie aurait-elle jamais eu son pseudonyme d’El-khadra ?).

Nos barrages étant connectés formant un réseau assez dense (surtout au nord où le besoin en eau d’irrigation est le plus élevé) peuvent combler le déficit en acheminant le surplus lors des saisons des pluies vers les régions les plus désavantagées. Cependant la qualité d’eau potable laisse à désirer pour certaines régions, notamment le sud et le Cap Bon.

Les efforts sont axés de plus en plus sur la sensibilisation de la consommation, la désalinisation des eaux de mer et même la recherche sur les plantes qui peuvent pousser dans des terres à fortes teneurs de sel ! Beaucoup reste à faire pour sécuriser le volume et la qualité des eaux pour nos besoins présents et futurs tant pour les besoins de l’agriculture, l’industrie, le tourisme que pour l’eau potable bien sur.

Ce lien présente - presque - toutes les statistiques sur les ressources hydrauliques et l’utilisation de l’eau en Tunisie. 

5 Comments »

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  1. Bonnes idées
    Ce poste est d’actualité car la plusieurs conflits
    à travers le monde sont à cause de l’eau .
    Mais je veux que vous m’expliquer pourquoi les barrages constituent des menaces qui pèsent sur l’environnement.

    Comment by hassnadriano — March 23, 2006 #

  2. Merci Hassen pour ton commentaire et pour avoir posé la question sur la problématique des potentiels risques/perturbations sur les écosystemes lors de l’introduction de barrages.

    D’ailleurs le barrage en cours de construction en Chine, le plus grand du monde il parait, a déjà fait couler beaucoup d’encre. Nous veillerons à ce que ça soit le thème d’un futur post!

    Merci encore et continue à visiter El-khadra!

    Comment by Slim M. — March 23, 2006 #

  3. @Hassan: Parmi les impacts négatifs de la construction des barrages, il y a la destruction des écosystèmes voisnant ou submergés par l’eau. Du point de vue social/humain, il y a des impacts sur le déplacement des populations et aussi lors de la construction de ces grands chantiers, la sécurité des ouvriers peut être mise en péril (surtout dans les pays en développement tels que la Chine).

    Comment by Rym B. — March 23, 2006 #

  4. Thanks guys for drawing attention to this highly important topic.

    (au passage, j’ai bien aimé le jeu de mot du barrage qui a fait coulé beaucoup d’encre Slim! :) )

    Water is clearly going to be the primary source of conflict in this century. What I find interesting is that, even in those countries which do not a priori risk any major water shortage (e.g. UK, Switzerland), citizen-oriented awareness campaigns are always going on.

    Still, water is the only problem I would agree that multinational action (as opposed to national policy) is the most important way to tackle. We need for example North-Africa-wide agreements on the management of ground-water. Israel and its neighbouring countries, as you rightly mentioned, will have to find out a viable solution in order for the Dead Sea to “survive”. And of course, the global community will need to explore ways in which Canadian and Greenlandic ice can stop melting!

    Another problem which I would like to raise is water pollution. We tend to forget that, ultimately, most of the industrial, agricultural, and human waste affects water resources. What I would suggest, therefore, is not to deal with water as a separate matter, but as “the” only environmental issue which is affected by all others!

    Comment by Tarek — March 24, 2006 #

  5. @Tarek: Water underground and above ground has no frontiers. The only way to tackle this problem is through regional and international efforts. We can also apply the same thinking to air and atmoshphere which are also shared by all humans. I therefore don’t think that water is the only issue that should be considered at a global scale. I think climate change should be as well.

    Water issues (pollution, resources…) are crucial. Oil can be replaced one day by other types of energy but without water…

    Tarek, I also liked your expression “Dead sea to survive” :-)

    Comment by Rym B. — March 24, 2006 #

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