Testimony / Témoignage
May 24, 2006 on 12:30 am | In All, Public Organization, Water, Land Degradation, Pollution |
Un message en français suit…
The summer season is here! The beaches being a fundamental component of summer activities , all efforts must be made to preserve these so dear resources to our future generations and to our country’s economic development [tourism, fishing, etc]. However, errors do exist…. Identifying them is obviously the first step towards remedy. Following is a testimony of a nostalgic man in the Sahel!
One is always accustomed to pointing out the good old days: “When I used to be younger I did that and that and that!”
And that is the way I remember the days when I was between 14 and 18 years, the summers by the seaside. A sea with no waves, just a hard ground, but which was rather clean, and had a certain dynamism as it abounded with maritime richness, a source for livelihood to several fishermen, and a place for youth to gather in summer time to refresh themselves and spend some good time (I remember a typical game which could not be played elsewhere: sea football!!!).
One day, the Municipality decided to make the place even more dynamic. They had first started by covering a small surface with artificial sand (though there were many stones, and many people got injured). We were all very happy, and one could see football games multiplying and intensifying and the beach was crowded early in the morning. The ambiance was increasingly hot to the extent that I would refuse to leave to any other beach. But like one says, everything changes.
A decision was made to establish a center for the National Office of Wastewater Treatment (ONAS) and “treated” wastewater was simply poured into the sea. With time, algae with a kind of plasticized aspect started to form and became increasingly abundant with each passing year. The sea ground became increasingly muddy, and people started to desert the beach. Sports activity plummeted. But worse of all, all maritime fauna and flora were affected by this change: the aspect of the sea, its odor, the quality and abundance of fish.
Here I am now! 26 years old and each time I go by our dear beach, I say to myself: “Ah… What sweet memories in this place. Why one does not try to make things as correctly as possible? Treating used water without polluting a whole area!!!! ”
After all the ONAS is under the supervision of the Minister of the Environment and Sustainable Development.
A citizen from the region of Lamta (Tunisian Central East)
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La saison estivale est là ! Les plages étant une composante fondamentale des activités en été, tous les efforts doivent être déployés pour préserver ces ressources tant chères à la Tunisie tant pour nos futures générations tant pour le développement économique [tourisme, pêche, etc.].Cependant les dépassements existent…toujours. Les identifier est sûrement le premier pas vers le remède. Témoignage d’un nostalgique au Sahel !
On a toujours l’habitude de nous rappeler du bon vieux temps : quand on était petit, ou même un peu plus jeune, on faisait ça et ça et ça !!!
Et c’est comme ça que je me rappelle, les jours quand j’avais entre 14 et 18 ans, des étés que je passais sur la mer. C’est une mer sans vague, pas de plage, juste de la terre dure, mais qui était assez propre, et possédait un certain dynamisme dans la mesure où elle regorgeait de richesses maritimes, source de vie de plusieurs pêcheurs, et rassemblait la jeunesse en été pour se rafraîchir et passer du bon temps (je me souviens d’un jeu typique qui ne pouvait être joué ailleurs : le football en mer !!!).
Un jour, la Municipalité a décidé de rendre le lieu encore plus dynamique. Ils avaient commencé en un premier lieu par réserver une petite surface avec du sable artificiel (quoiqu’il y avait beaucoup de pierres, et beaucoup de gens ont du faire des points de sutures). On était tous tout contents, et on voyait les matchs de football se multiplier et s’intensifier et la plage était saturée dès 10h du matin. Et puis, une deuxième surface était réservée et des parasols étaient implantés et l’ambiance était de plus en plus chaude. Au point où je refusais de partir vers n’importe quelle autre plage. Mais comme on dit, tout finit par changer.
On décida d’implanter un centre de l’Office National d’Assainissement pour le traitement des eaux usées, et qui bien sur, déversait les eaux « traitées » dans la mer. Avec le temps, il y a eu la formation d’algues à aspect plastifié, qui devint de plus en plus abondante d’une année à une autre. Le sol de la mer devint de plus en plus boueux, et les gens ont commencé à ne plus être à l’aise comme au bon vieux temps. L’activité sportive tomba en chute libre d’une année à l’autre. Mais pis encore, toute la faune et la flore maritime étaient touchées par ce changement : l’aspect de la mer, son odeur, ainsi que dans la qualité des poissons et de leur abondance.
Me voilà maintenant que j’ai 26 ans et que je suis loin de ma demeure initiale. Et à chaque fois que je passe par notre chère plage, je me dis : « Ah…quels bon souvenirs j’avais passé dans cet endroit. Pourquoi on n’essaye pas de faire les choses aussi correctement que possible ? Traiter les eaux usées mais ne pas polluer toute une zone !!!! »
Après tout l’ONAS est sous la tutelle du ministère de l’environnement et du développement durable.
Un citoyen de la région de Lamta au Sahel Tunisien
1 Comment »
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Je vous félicite pour votre candeur, grandeur de coeur et vos mots veloutés. Le texte ne manquerait que d’un gentil poéme à la cendrillon.
Je ressentirais plus amérement ces changements.
Je crois qu’il faudrait soutenir les organismes de tutelle et les ONG afin de remédier à ces erreurs monumentales et surtout prévenir d’autres eventuelles et trés probables aggressions à l’environnement.
Vous voyez la chose à travers le Foot et les loisirs, mais, qu’en pensent les pêcheurs qui en vivaient ? Que pensent ils des technocrates qui décident des projets à partir de leurs bureaux climatisés ?
Amicalement
Comment by Lihidheb mohsen — May 25, 2006 #