Biodégradabilité et Durabilité / Biodegradability and Sustainability
March 15, 2007 on 8:47 pm | In All, Pollution, Solid Waste, Waste Valorization | 2 CommentsAn English post follows…
Il y a différents problèmes liés au manque de ressources naturelles :
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Il est important de noter que tout emballage non-réutilisable est non seulement source de gaspillage mais aussi une source de pollution (non-biodégradable),
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Même si certains produits peuvent être recyclés, cela ne couvre pas le risque de non dégradation,
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L’utilisation non contrôlée et non durable des ressources naturelles non renouvelables a déjà mené non seulement à la rareté de certaines ressources mais aussi à la hausse des prix de beaucoup de produits,
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C’est le double objectif de trouver (a) des substituts aux matériaux et ressources non renouvelables et (b) des produits qui offrent un ratio de biodégradabilité supérieur.
Un produit est dit biodégradable si après usage il peut être décomposé (digéré) naturellement par des organismes vivants. La biodégradabilité est un des paramètres les plus importants pour estimer l’impact d’un produit organique sur l’environnement.
En 1992, les laboratoires de la Kehl (Allemagne) en 1992 ont lancé une recherche pour trouver un ou des substituts au polystyrène. Ces recherches se sont poursuivies à l’Université d’Etat de Campinas (Brésil). L’idée derrière ces recherches est très simple :
Les résines obtenues à partir de plantes comme le maïs, le riz, la canne à sucre, le soja et le ricin sont à la base de produits qui pourraient remplacer à terme le polystyrène dérivé du pétrole. La Biomousse développée par l’entreprise Kehl de São Carlos (Etat de São Paulo) fait l’objet de nombreuses applications : plateaux pour la commercialisation de fruits et légumes, emballage pour produits électroniques, tapis absorbant pour produits chimiques… Plusieurs lignes de produits sont déjà sur le marché et d’autres seront lancées au cours de l’année.
Le principal avantage de ce biomatériel est son temps de décomposition: enfoui dans le sol en présence d’oxygène ce délai s’élève à deux ans, sans oxygène à trois ans. Dans un environnement favorable, le temps de dégradation peut se réduire à 6 mois. La biomousse est produite à partir des résines végétales (initialement du ricin, aujourd’hui du soja ou du maïs) et de dérivés de pétrole (jusqu’à 50% de la composition). Le mélange est traité par différentes voies chimiques et transformé en matière première à l’origine de ce matériau biodégradable.
Ainsi pour un pays comme la Tunisie qui paie cher non seulement ses importations mais aussi paie cher la production locale de certains produits, se rabattre sur ces solutions alternatives durable est une occasion de soutenir l’économie locale avec des produits durables et pas chers.
Plus de détails :
http://www.actu-environnement.com/
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There are various problems related to the lack of natural resources:
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It is important to note that non-recyclable packaging causes not only more waste but also a source of pollution,
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Even if certain products could be recycled, that does not cover the risk of non-biodegradability,
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The non-sustainable use of the nonrenewable natural resources leads not only to the scarcity of certain resources but also prices increase,
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It is the double objective to find (a) substitutes to materials and nonrenewable resources, and (b) products which offer a higher ratio of Biodegradability.
A product is known as biodegradable if after use it can be decomposed naturally by living organisms. Biodegradability is one of the most important parameters to characterize the impact of an organic material on the environment.
In 1992, the laboratories of Kehl in 1992 launched a research to find a substitute to polystyrene. This research continued at the University of Campinas. The idea behind this research is very simple: The resins obtained from plants like corn, rice, sugar cane, soya and the ricinus are at the base of products which could in the long term replace polystyrene derived from oil. “Biomousse” developed by the company Kehl de São Carlos (State of São Paulo) is the subject of many applications: packing for electronic products, absorbing carpets for chemicals… Several product lines are already on the market and others will be launched during the year.
The principal advantage of this biomaterial is its time of decomposition: hidden in the ground in the presence of oxygen this time rises to two years, without oxygen to three years. In a favorable environment the time of degradation can be reduced to 6 months. The biomousse is produced from the vegetable resins (initially ricinus, today of soya or corn) and oil derivatives (up to 50% of the composition). The mixture is treated by various chemical ways and is transformed into raw material, which is at the origin of this biodegradable material.
Thus for a country like Tunisia which not only bears high import costs but also bears high local production costs, switching to those sustainable alternative solutions is an occasion to support the local economy with sustainable products.
Green roofs/Toitures Vertes
September 1, 2006 on 6:46 pm | In All, Pollution, Energy Efficiency, Science and Technology | Please CommentUne traduction en français suit:
The “Heat Island Effect” is a hot topic nowadays in major metropolitan areas around the globe. This local phenomenon describes the temperature increase in urban centers with comparison to its surrounding rural areas. According to the US Environmental Protection Agency, this increase can be as much as 1 to 6°C and has major impacts at the level of a city or urban community as it means higher energy use and air pollution.
“Heat Islands” form as a result of replacing natural land cover by heat-absorptive surfaces such as dark pavement, roads, and buildings. As a response, city planners and building designers are looking today at innovative solutions such as the use of highly reflective materials or green roofs!
Green roofs can be simply described as gardens that are installed on top of roofs. These structures are carefully engineered to account for waterproofing, drainage, weight on exisisting structures, and many other factors that are nicely detailed here. The landscaping and type of plants used varies from one project to the other but many structures accommodate native species for lower maintenance requirements. Some of these green roofs are simply gorgeous! Take a look at some pictures on Google Photos to see what I am talking about.
Green roofs are gaining a lot of interest in North America: Cities like Chicago are encouraging the installation of green roofs and are offering incentives to developers and owners. Research centers such as the one at Penn State or British Columbia Institute of Technology are being created to come up with innovative products. More and more designers are adopting this new “technology”.
In Tunisia, and since a long time ago, buildings -including roofs- are being painted in white or light colors, which minimizes the heat island effect. Adopting green roof technology may also be a good idea as it comes with additional advantages such as aesthetics and stormwater management.
Imagine seeing greens everywhere on the roofs of the Medina!
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« L’effet des îlots de chaleur » est un sujet hot de nos jours dans les grandes métropoles autour du globe. Ce phénomène local décrit l’augmentation de la température dans les centres urbains en comparaison avec leurs entourages ruraux. Selon l’agence de protection de l’environnement des USA, cette augmentation peut atteindre 1 à 6°C et a par conséquent des impacts majeurs au niveau d’une ville ou d’une communauté urbaine vu qu’elle s’accompagne d’une augmentation dé l’utilisation d’énergie et de pollution atmosphérique.
« Les îlots de Chaleurs » se forment en raison du remplacement de la couverture végétale par des surfaces absorbantes telles que les trottoirs, les routes, et les bâtiments. Pour répondre à ce phénomène, les urbanistes et concepteurs des bâtiments se tournent aujourd’hui vers des solutions innovatrices telles que l’utilisation des matériaux fortement réfléchissants ou des toitures vertes!
Les toitures vertes peuvent être simplement décrites comme des jardins installés sur les toits des bâtiments. Ces structures sont soigneusement conçues tenant en compte de l’imperméabilisation, le drainage, le poids sur les structures existantes, et beaucoup d’autres facteurs qui sont bien détaillés ici. L’aménagement et le type des plantes utilisés changent d’un projet à un autre mais beaucoup de ces structures adaptent des espèces végétales indigènes vue leurs besoins d’entretien minimaux. Certains de ces toits verts sont simplement magnifiques ! Jeter un coup d’oeil à quelques images sur Google Photos pour avoir une idée.
Les toitures vertes gagnent beaucoup d’intérêt en Amérique du Nord : Des villes comme Chicago encouragent leur installation et offrent des incitations aux promoteurs immobiliers et propriétaires. Des centres de recherches tels que celui de Penn State ou de British Columbia Institute of Technology ont été créés pour développer des produits innovateurs. Les concepteurs adoptent de plus en plus cette nouvelle « technologie ».
En Tunisie, et depuis longtemps, les bâtiments -incluant les toits- sont peints en blanc ou dans des couleurs claires. Ceci réduitl’effet des îlots de chaleur. Adopter la technologie verte de toit peut également être une bonne idée vue les avantages additionnels telles que l’esthétique et la gestion des eaux de pluie….
Imaginer, de la verdure à vue d’oeil sur sur les toits de la Medina !
Testimony / Témoignage
May 24, 2006 on 12:30 am | In All, Public Organization, Water, Land Degradation, Pollution | 1 Comment
Un message en français suit…
The summer season is here! The beaches being a fundamental component of summer activities , all efforts must be made to preserve these so dear resources to our future generations and to our country’s economic development [tourism, fishing, etc]. However, errors do exist…. Identifying them is obviously the first step towards remedy. Following is a testimony of a nostalgic man in the Sahel!
One is always accustomed to pointing out the good old days: “When I used to be younger I did that and that and that!”
And that is the way I remember the days when I was between 14 and 18 years, the summers by the seaside. A sea with no waves, just a hard ground, but which was rather clean, and had a certain dynamism as it abounded with maritime richness, a source for livelihood to several fishermen, and a place for youth to gather in summer time to refresh themselves and spend some good time (I remember a typical game which could not be played elsewhere: sea football!!!).
One day, the Municipality decided to make the place even more dynamic. They had first started by covering a small surface with artificial sand (though there were many stones, and many people got injured). We were all very happy, and one could see football games multiplying and intensifying and the beach was crowded early in the morning. The ambiance was increasingly hot to the extent that I would refuse to leave to any other beach. But like one says, everything changes.
A decision was made to establish a center for the National Office of Wastewater Treatment (ONAS) and “treated” wastewater was simply poured into the sea. With time, algae with a kind of plasticized aspect started to form and became increasingly abundant with each passing year. The sea ground became increasingly muddy, and people started to desert the beach. Sports activity plummeted. But worse of all, all maritime fauna and flora were affected by this change: the aspect of the sea, its odor, the quality and abundance of fish.
Here I am now! 26 years old and each time I go by our dear beach, I say to myself: “Ah… What sweet memories in this place. Why one does not try to make things as correctly as possible? Treating used water without polluting a whole area!!!! ”
After all the ONAS is under the supervision of the Minister of the Environment and Sustainable Development.
A citizen from the region of Lamta (Tunisian Central East)
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La saison estivale est là ! Les plages étant une composante fondamentale des activités en été, tous les efforts doivent être déployés pour préserver ces ressources tant chères à la Tunisie tant pour nos futures générations tant pour le développement économique [tourisme, pêche, etc.].Cependant les dépassements existent…toujours. Les identifier est sûrement le premier pas vers le remède. Témoignage d’un nostalgique au Sahel !
On a toujours l’habitude de nous rappeler du bon vieux temps : quand on était petit, ou même un peu plus jeune, on faisait ça et ça et ça !!!
Et c’est comme ça que je me rappelle, les jours quand j’avais entre 14 et 18 ans, des étés que je passais sur la mer. C’est une mer sans vague, pas de plage, juste de la terre dure, mais qui était assez propre, et possédait un certain dynamisme dans la mesure où elle regorgeait de richesses maritimes, source de vie de plusieurs pêcheurs, et rassemblait la jeunesse en été pour se rafraîchir et passer du bon temps (je me souviens d’un jeu typique qui ne pouvait être joué ailleurs : le football en mer !!!).
Un jour, la Municipalité a décidé de rendre le lieu encore plus dynamique. Ils avaient commencé en un premier lieu par réserver une petite surface avec du sable artificiel (quoiqu’il y avait beaucoup de pierres, et beaucoup de gens ont du faire des points de sutures). On était tous tout contents, et on voyait les matchs de football se multiplier et s’intensifier et la plage était saturée dès 10h du matin. Et puis, une deuxième surface était réservée et des parasols étaient implantés et l’ambiance était de plus en plus chaude. Au point où je refusais de partir vers n’importe quelle autre plage. Mais comme on dit, tout finit par changer.
On décida d’implanter un centre de l’Office National d’Assainissement pour le traitement des eaux usées, et qui bien sur, déversait les eaux « traitées » dans la mer. Avec le temps, il y a eu la formation d’algues à aspect plastifié, qui devint de plus en plus abondante d’une année à une autre. Le sol de la mer devint de plus en plus boueux, et les gens ont commencé à ne plus être à l’aise comme au bon vieux temps. L’activité sportive tomba en chute libre d’une année à l’autre. Mais pis encore, toute la faune et la flore maritime étaient touchées par ce changement : l’aspect de la mer, son odeur, ainsi que dans la qualité des poissons et de leur abondance.
Me voilà maintenant que j’ai 26 ans et que je suis loin de ma demeure initiale. Et à chaque fois que je passe par notre chère plage, je me dis : « Ah…quels bon souvenirs j’avais passé dans cet endroit. Pourquoi on n’essaye pas de faire les choses aussi correctement que possible ? Traiter les eaux usées mais ne pas polluer toute une zone !!!! »
Après tout l’ONAS est sous la tutelle du ministère de l’environnement et du développement durable.
Un citoyen de la région de Lamta au Sahel Tunisien
