Economie, Pauvreté et Durabilité / Economy, Poverty and Sustainability

May 21, 2007 on 6:57 am | In All, Public Organization, Civil Society, Sustainability | 2 Comments

An English post follows…

Nous avons, dans la majorité des posts, mis l’accent sur le côté environnemental de la durabilité.  Cependant le concept est bien plus complexe et enchevêtré qu’on le pense. 

Pauvreté (1.2 milliard de personnes), illettrisme, mal nutrition, non accès à des services de base, chômage, conditions sociales précaires, pollution, déséquilibres sociaux et culturels sont quelques uns des problèmes rencontrés par beaucoup de pays. 

Alors que d’un autre coté, des pays comme les USA, font face à des problèmes de « surplus », de pricing, de compétitivité, des problèmes dont les solutions proposées sont définitivement non durables.  La mondialisation est en train de dicter ses lois, et le système de libre-échange est en train de tuer plusieurs économies au nom du profit des plus riches.

Pourquoi cette règle des 80/20 ? Pourquoi 80% des richesses du monde se concentrent elles entre les mains de 20% de la population mondiale ? Qu’on le veuille ou pas, nous consommateurs, sommes en train de participer passivement à augmenter les écarts entre les sociétés, entre les riches et les pauvres, nous sommes en définitive les ultimes preneurs de décision.  Nous pouvons prendre des décisions durables en achetant des produits durables.

Il faudrait réinventer le motto « penser globalement et agir localement » à « agir localement et se soucier globalement ». Chacun de nos achats à une répercussion sur l’économie locale et donc l’économie mondiale.  C’est l’effet papillon en œuvre !

Source :
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/pauvreteindimdv51
http://www.populationdata.net/

We have in the majority of the posts emphasized the environmental side of sustainability. However the concept is much more complex than it is thought of.

Poverty, illiteracy, bad nutrition, no accesses to basic services, unemployment, precarious social conditions, pollution, social and cultural imbalances are some of the problems encountered by certain countries.

Conversely, countries like the USA face problems of “surplus”, problems of pricing, problems of competitiveness, problems whose suggested solutions are definitively non-sustainable. Globalization is dictating its law, and the system of free trade is killing several economies in the name of the profit of the richest countries. Why this rule of the 80/20?  Why 20% of the world population has access to 80% of the wealth in the world?  Whether it is wanted or not, we consumers are passively taking part to increase the differences between societies, between the rich and the poor, we are definitely the ultimate decision makers. We can make sustainable decisions by buying sustainable products. It is necessary to reinvent the motto “think globally, act locally” to “act locally and care globally”. Each one of our purchases has an effect on the local economy and thus the world economy. It is the butterfly effect in action!

Reference:
http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/pauvreteindimdv51
http://www.populationdata.net/ 

Sustainable Waste Management / Gestion Durable des Déchets

March 25, 2007 on 9:22 pm | In All, Public Organization, Solid Waste, Sustainability | Please Comment

A French post follows…

Wikipedia defines Waste Management as “Waste management is the collection, transport, processing, recycling or disposal of waste materials, usually ones produced by human activity, in an effort to reduce their effect on human health or local aesthetics or amenity.  A subfocus in recent decades has been to reduce waste materials’ effect on the natural world and the environment and to recover resources from them.“

It is now recognized that the resource use, material flow and the production of waste materials are directly linked.  Issues of sustainable resource use and waste management are therefore becoming ever more important and are impacting upon companies that may not have previously required waste management as an issue.

The objectives of Sustainable Waste Management are:

  • development of sustainable waste management strategies and plans;
  • guidance on policy/legislation;
  • identification of opportunities for waste minimization/resource efficiency gains;
  • integration of waste management within environmental management;
  • identification of opportunities for resource synergies;
  • technical guidance on recycling technology and infrastructure;
  • consideration of recycling during product design;
  • waste auditing;
  • research and development.

The European Union is promoting legislation toward an integrated waste management framework that seeks to support sustainable waste management practices through promotion of waste minimization, re-use and recycling while restricting less sustainable disposal options, such as landfill or incineration.

In Tunisia, the National Solid Waste Management Program (PRONADGES) launched in 1993 constitutes the national strategic and operational plan for solid waste management (SWM) while the Municipal Development Plan constitutes the major framework for municipal development strategies to enhance the quality of the environment in urban areas.

Still in Tunisia, a comprehensive legislative framework for environmental protection and solid waste management has been enacted.  There are numerous laws and regulations dealing directly and indirectly with different aspects of solid waste.

  • Law No. 41, approved June 10, 1996, constitutes the most detailed regulation for the management, elimination and control of solid waste at the national and local levels.
  • Municipal Law No. 95-68 of 1995 (Loi organique des communes no. 95-68) gives full responsibility for municipal solid waste management to municipalities and includes several provisions that promote inter -municipality principles.
  • For waste law application, Decree No. 97-1102 defines the conditions for packaging waste. It also establishes a national waste packaging system called ECO-lef.

Tunisia is also investing in sustainable waste management projects.  In fact, Tunisia saw its Sustainable Municipal Solid Waste Management Project approved by the World Bank on March 13, 2007. It’s a US $22 million project aiming to assist the Tunisian Government in strengthening the key elements of sustainability of municipal solid waste management. This objective will be achieved through the operationalization of a planning and implementation system of solid waste management at the national and local levels and through the rehabilitation of a number of environmentally harmful dumpsites.  Prior to that, there was the Hazardous waste management scheme. The project was financed by the European Union for a total of EUR 125 million.

For more details: http://www.metap-solidwaste.org/

Wikipedia définit la gestion des déchets comme “la collecte, le transport, le traitement (le traitement de rebut), la réutilisation ou l’élimination des déchets, habituellement ceux produits par l’activité humaine, afin de réduire leurs effets sur la santé humaine, l’environnement, l’esthétique ou l’agrément local. L’accent a été mis, ces dernières décennies, sur la réduction de l’effet des déchets sur la nature et l’environnement et sur leur valorisation.”

On sait maintenant que l’utilisation de ressource, l’écoulement de la matière et la production des déchets sont directement liés.  Les questions de la gestion des déchets et de l’utilisation durable des ressources sont donc plus importantes que jamais.

Les objectifs de la gestion durable des déchets sont :

  • développement de stratégies et de plans soutenables de gestion des déchets ;
  • conseils de sur les politique/législation relatives à la gestion durable des déchets ;
  • identification des opportunités pour des gains d’efficacité dans le réduction des déchets ;
  • intégration de la gestion des déchets dans la gestion environnementale;
  • identification d’opportunités de synergies entre les ressources;
  • conseils techniques sur la technologie et l’infrastructure de recyclage;
  • recyclage pendant la conception de produits;
  • recherche et développement.

L’Union Européenne favorise une législation encourageant un cadre intégré de gestion des déchets qui cherche à soutenir des pratiques en matière de gestion durable des déchets par la promotion de la minimisation des déchets, de la réutilisation et du recyclage tout en limitant les options moins durables telles que le remblai ou l’incinération.

En Tunisie, le programme national de gestion de déchets solides (PRONADGES) lancé en 1993 constitue le plan national stratégique et opérationnel pour la gestion de déchets solides tandis que le programme de développement municipal constitue le cadre principal pour que les stratégies municipales de développement mettent en valeur la qualité de l’environnement dans les zones urbaines.

Toujours en Tunisie, un cadre législatif complet pour la protection de l’environnement et la gestion de déchets solides a été mis en place. Il y a de nombreuses lois traitant directement et indirectement de différents aspects des déchets solides.

  • Loi 41, approuvée le 10-06-1996, constitue le règlement le plus détaillé pour la gestion, l’élimination et le contrôle des déchets solides aux niveaux nationaux et locaux.
  • Le décret municipal 95-68 de 1995 donne la responsabilité de la gestion municipale de déchets solides aux municipalités et inclut plusieurs dispositions qui favorisent le principe d’inter municipalité.
  • Pour l’application des lois sur la gestion des déchets, le décret de loi 97-1102 définit les conditions pour les déchets d’emballage. Il établit également un système Public de Reprise et de Valorisation des Emballages Usagés appelé ECO-lef.

La Tunisie est également en train d’investir dans différents projets de gestion durable des déchets. En fait, la Tunisie a vu son projet municipal de gestion durable des déchets solides approuvé par la banque mondiale le 13 mars dernier (2007). C’est un project de $22 millions US visant à aider le gouvernement tunisien à renforcer les éléments principaux de la durabilité de la gestion municipale de déchets solides. Cet objectif sera atteint par l’opérationnalisation d’un système de planification et de gestion de déchets solides aux niveaux nationaux et locaux. Bien avant ce projet, il y avait un projet de gestion des déchets dangereux. Le projet a été financé par l’union européenne pour un total de 125 millions d’euro.

 

 

ECO-EFFECTIVENESS / ECO-EFFICIENCE

January 29, 2007 on 11:52 am | In All, Public Organization, Sustainability | Please Comment

A French post follows…

On the surface, our problem seems relatively obvious. As a society, particularly since the dawn of the industrial revolution, we have been ‘developing and progressing’ at a rate and in a manner of resource use that is unsustainable. It is unsustainable for a number of direct reasons including: indiscriminate use of finite resources (ie; fossil fuels), wasteful and myopic use of renewable resources (ie; freshwater, lumber, etc.) and the employment of production techniques that emit by-products that are harmful to our atmosphere, cause global warming and that are given off in such a manner as to be difficult or impossible to recover again for further productive use. If the causes and end result of the problem are so obvious to scientists and laypeople alike and if our actions are the direct cause of the problem then why don’t we just stop? 

Asked how he would solve a problem in a single hour, Einstein responded that he would spend 55 minutes defining the problem and 5 minutes solving it. This is particularly relevant to the issue of sustainable business because as a world community we have already begun to attempt to apply band-aid and ultimately ineffectual solutions to a problem whose drivers we have yet to fully enumerate and address. The stakes are high and it seems that our species is doomed to a drawn out demise of our own doing if we fail to make fundamental changes to our behaviour.   Society is making slow progress towards environmental sustainability despite the goal being desired by all parties. There are systematic reasons why there has been inertia with regards to closing the gap. Three factors that contribute to the inaction are presented below.

  • Time Horizon vs Intergenerational Tyranny
  • Community vs Individual
  • Co-operation vs Non Co-operation

Sustainability and environmental responsibility seem to be on everyone’s mind. Testament to this is the development of environmental initiatives like Kyoto, public discourse in media and promises and stated intentions at all levels of business and government. Debate is a good first step but one wonders if the talk is just that, or if it will actually have some bearing on the actions of people as we move forward into the future. Everyone’s got their talking points but who will bear the cost? Who will it be to ultimately step up to the plate and take action even though it is more rational for a risk-averse wealth-maximizing economic agent to be a free-rider and hope that another party will bear the cost? It seems as though most of the discussions of late have been about how to be more eco-efficient, conceding that waste is inevitable.

To conclude: “All the ants on this planet, taken together, have a biomass greater than that of humans. Ants have been incredibly industrious for millions of years. Yet their productiveness nourishes plants, animals, and soil. Human industry has been in full swing for little over a century, yet it has brought about a decline in almost every ecosystem on the planet. Nature doesn’t have a design problem. People do.” From Cradle to Cradle (2002).

A la surface, notre problème semble relativement évident. En tant que société, depuis l’aube de la révolution industrielle, nous avons adopté un stratégie de « progrès et développement » à un rythme frénétique et nous avons en quelque sorte utilisé nos ressources naturelles d’une façon non soutenable. Ceci n’est pas soutenable pour un certain nombre de raisons comprenant: l’utilisation aveugle des ressources finies (i.e. utilisation de combustibles fossiles), l’utilisation inutile et myope des ressources renouvelables (i.e. eau douce, bois, etc.), et l’emploi de techniques de production qui émettent des gaz à effet de serre nocifs à notre atmosphère, et cause le réchauffement planétaire. Si les causes et le résultat du problème sont si évidents aux scientifiques et certains d’entres nous, et si nos actions sont la cause directe du problème alors pourquoi pas ne nous arrêtons pas?

Quand on lui a demandé comment il résoudrait un problème dans une seule heure, Einstein a répondu qu’il passerait 55 minutes pour définir le problème et 5 minutes pour le résoudre.  Ceci est particulièrement approprié à la question de durabilité, parce que comme communauté mondiale nous avons déjà essayé d’appliquer des solutions inefficaces à un problème majeur dont nous avons énuméré les conducteurs. Les enjeux sont grands et il semble que notre espèce est déjà condamnée si nous ne faisons pas des changements fondamentaux à notre comportement. La société a accomplis un progrès lent vers la durabilité environnementale. Il y a des raisons systématiques qui expliquent l’inertie de certaines Parties. En effet, trois facteurs qui contribuent à cette inertie sont présentés ci-dessous :

  • Horizon temporelle vs tyrannie entre générations
  • Communauté vs l’individu
  • Coopération vs non-coopération

La durabilité et la responsabilité environnementale semblent être une préoccupation de tout à chacun. Kyoto est un bon exemple d’initiative environnementale, discours public dans les médias, promesses et intentions indiquent d’un bon vouloir à tous les niveaux des affaires et du gouvernement. La discussion est une première étape mais on se demande s’il y aura réellement des actions dans le futur. Chacun a mis au clair son point mais qui supportera le coût ? Il semble comme si la plupart des discussions tournent juste autour du « comment » être plus eco-efficace sans se soucier pour autant des retombées environnementales.

Next Page »

Copyright, KEN 2006-2007 All Rights Reserved - Contact us -