What if I walked today instead? / Et si je marchais aujourd’hui plutôt?
September 22, 2006 on 12:05 am | In All, Sustainable Transport, Civil Society | 6 CommentsUn message en francais suit…
Today is “In town without my car”(*) Day. 2000 cities worldwide have opted for 24 car-free hours, thus marking a break from their unrestrained use. But how would city life look like were the break not symbolic? Could we live with less, or even without these vehicles?
The car is generally not an environment-friendly vehicle: it is a primary cause of greenhouse gas emissions and a source of noise. Alternatives to fossil fuels such as electricity and hydrogen are being progressively introduced in developed countries, but in lower-income countries the polluting car remains the exclusive means of transport. Cultural and economic reasons might explain the absence of ‘cleaner’ transport option in these countries. The example of Tunisia is particularly telling in this respect:
Living without a car in the Tunisian capital or in any major city in the country would seem unconceivable to the average car owner. Indeed, in Tunisia, the car represents much more than a four-wheel vehicle: it is a status symbol. Public transport, cycling, and walking are perceived as typical of the poor and the needy. The ‘car-driving culture’ has been further strengthened with rapid industrialization, horizontal urban development and the successful popular-car scheme through which several middle-class Tunisian families have been able to purchase a vehicle or two at an affordable cost. The drastic rise in global oil prices (and therefore, in the cost of domestic fuel) did not deter Tunisians from remaining faithful to their longstanding driving habits; typically, Tunisian roads feature several thousands cars with no passengers on board apart from the driver.
Considerable efforts are currently deployed to enhance traffic flows in Tunisian cities and promote road safety. But logistical management will not suffice to tackle the pollution and congestion caused by Tunisian cars; sustainable solutions need to complement policymaking with the civic responsibility of car owners. Such responses may include:
- Fiscal intervention. All cars entering the perimeter of the City centre would be subject to a congestion charge which would then be reinvested by public authorities in the provision of cycling lanes and pedestrian pathways. London, one of the busiest cities of the world, provides a very eloquent illustration of a successful congestion-charge scheme.
- Awareness. Tunisian road safety campaigns could place additional priority items on their agenda. Alternative means of transportation such as the bicycle, the bus, and even walking, would be promoted as healthier options. Further strategies would call upon the commonsense of Tunisian drivers who need to rethink their driving routine in the light of current rises in oil prices. They would be invited to respect speed limits, avoid short-distance driving, and accommodate as many passengers as possible in their cars (especially among work colleagues and university students).
- Structural Planning. Meticulous longer-term urban planning aimed at reducing traffic should prevent overwhelming the city of Tunis with a complex road infrastructure that leaves little room to green areas. Indeed, parks, pedestrian streets and open-air sports fields are essential components of a city that breathes.
Implementing these alternatives demands more public-private partnership than financial investment: pilot ‘in-my-city-without-a-car’ projects will help better understand the needs of the Tunisian city resident and implement traffic management policies accordingly.
(*) In town without my car campaign website http://www.22september.org/info/en/camp.html
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Aujourd’hui est la journée « dans ma ville sans ma voiture » (*). 2000 villes à travers le monde ont opté pour 24 heures sans voitures, marquant ainsi une halte à leur usage illimité. Mais a quoi ressemblerait la vie urbaine si cette pause n’était pas symbolique ? Pourrions-nous vivre avec moins, ou même sans ces véhicules ?
En général la voiture n’est pas un moyen de transport respectueux de l’environnement: elle est a l’origine d’émissions de gaz a effet de serre en plus d’être source de pollution sonore. Si les alternatives à l’essence telles que l’électricité et l’hydrogène sont progressivement introduites dans les pays développés, dans les pays à plus faible revenu la voiture polluante demeure le moyen de transport le plus privilégié. Des raisons d’ordre culturel est économique peuvent expliquer l’absence d’options plus ‘vertes’, et en ce sens, la Tunisie offre un exemple des plus éloquents.
Vivre sans sa voiture dans la capitale tunisienne ou dans une autre grande ville du pays peut sembler inconcevable pour le propriétaire moyen d’automobile. En effet, en Tunisie, la voiture représente beaucoup plus qu’a véhicule a quatre roues: c’est un symbole du statut social. Le transport en commun, le vélo, et la marche sont perçus comme typiques des catégories nécessiteuses de la société. Le ‘culte de la voiture’ s’est vu renforcé par l’industrialisation rapide, le développement urbain horizontal, et le succès du programme des voitures populaires grâce auquel plusieurs familles de la classe moyenne ont pu acquérir un véhicule ou deux à des prix abordables. La hausse inexorable des prix du pétrole dans le monde (et donc du prix de l’essence à l’échelle nationale) n’a pas amené le tunisien à revoir ses bonnes vieilles habitudes de conduite. Ainsi, les routes tunisiennes sont typiquement empruntées par des milliers de voitures avec aucun passager à bord hormis le conducteur.
Des efforts considérables sont actuellement fournis en vue d’améliorer le flux de la circulation dans les villes tunisiennes et promouvoir la sécurité routière. Mais la gestion logistique ne suffira pas pour venir à bout des problèmes de la pollution et de l’embouteillage conséquents à l’accroissement du parc automobile. Les solutions durables doivent associer à la politique en place la responsabilité civique des propriétaires de voitures. Ces solutions peuvent inclure:
- L’intervention fiscale: toutes les voitures circulant dans le périmètre du centre ville pourraient s’acquitter d’une surtaxe d’embouteillage qui sera ensuite réinvestie par les autorités publiques dans la mise en place de couloirs a vélos et de zones piétonnes. Dans ce domaine, Londres, une des villes les plus peuplées au monde est un exemple à suivre.
- La sensibilisation: Les campagnes de promotion de la sécurité routière en Tunisie devraient penser à inclure de nouveaux éléments prioritaires dans leur agenda. Les moyens de transport alternatifs (et nettement mieux pour la santé) tels que le vélo, le bus, et même la marche devraient être promus. De plus, la stratégie de sensibilisation devrait faire appel au bon sens du conducteur tunisien. Celui-ci serait invité a adopter la bonne attitude face à l’accroissement des prix du pétrole: respecter les limites de vitesse, éviter de faire de petites distances en voiture, et enfin faire en sorte qu’il y ait autant de passagers que possible dans chaque voiture (particulièrement parmi les collègues de travail et les étudiants)
- Le planning structurel. Un planning urbain méticuleux destiné à réduire les flux de circulation à long terme devrait permettre d’éviter de surcharger la ville de Tunis par une infrastructure routière complexe qui laisserait peu de place aux zones vertes. En effet, les parcs, les rues piétonnes et les domaines sportifs publics constituent les éléments essentiels d’une ville qui respire
Mettre en oeuvre ces alternatives requiert plus de partenariat public-privé que d’investissement financier. Ainsi, des projets pilotes ‘dans ma ville sans ma voiture’ devraient permettre de mieux comprendre les besoins du tunisien résident en ville et de mettre en place des politiques conséquentes en matière de gestion de la circulation.
(*) Site de campagne de la journée dans ma ville sans ma voiture http://www.22september.org/info/fr/jour.htm
Brainstorming session / Séance de réflexion
July 4, 2006 on 2:27 pm | In All, Sustainable Transport, Science and Technology | 5 CommentsWhereas gas prices have just increased the day before, four buses of the same number left the bus station within a
fifteen-minute time frame with hardly ten passengers each. A crowd of people was awaiting the driver to put the new plate in the next bus, but surprise surprise! The same number still appears…again!
A situation among so many, which requires a stop. Operations research for an optimal bus scheduling (trains and all urban transportation), constant optimization of the synchronization of our traffic lights to save both time and energy, or even the radical abolition of the famous “séance unique” which weighs heavily not only on the overall productivity during summer but also on our energy budget, all are examples of tracks to make the bill less “heavy” (once again, taxation and prices increase are proving to be better arguments than Damages to the Environment!).
This is what we need in the short run! Intelligent tracks which lightening the burden on the wallet and the Environment without heavy investments. Tracks « à la japonaise » ou « à la Wal-Mart » where concepts of “supply chain management” can be adapted and adopted to the field of public transportation to optimize paths and to reduce the durden of everyone.
Example: no longer use the traditional bus plates indicating the bus number and its destination but install instead digital plates, not run by a central operations room, but by passengers themselves when they check-in with their magnetic tickets.
And if it still looks like a Sci-Fiction novel, one can always stick to a formula that combines some common sense with a lot of discipline.
And let the brainstorming session begins!
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Alors que les tarifs des carburants ont été ajustés à la hausse la veille, quatre bus du même numéro partent de la station en l’espace de quinze minutes avec à peine une dizaine de passagers chacun. Une foule de gens attendent le chauffeur mettre la nouvelle plaque (numéro et destination du bus) dans le bus suivant comme dans le jour d’annonce des résultats du bac. Oops ! Le même numéro apparaît encore !
Une situation parmi tant d’autres et qui nécessite un arrêt sur image. La recherche opérationnelle pour un ordonnancement optimal des bus (des trains et de tout le transport urbain), l’optimisation perpétuelle de la synchronisation de nos feux rouges pour gagner des secondes très chères en temps et en énergie, voire l’abolition radicale de la fameuse séance unique qui pèse lourd non seulement sur la productivité les mois d’été mais aussi sur notre budget d’énergie ne sont que quelques pistes pour rendre la facture moins salée (Hélas et on le dit encore une fois, la flambée des prix s’avère être de loin un meilleur argument que les dommages engendrés à l’Environnement!).
Et c’est justement ça qu’il nous faut à court terme ! Des pistes intelligentes qui allègent le fardeau sur le portefeuille et l’Environnement mais sans investir très gros. Des pistes « à la japonaise » ou « à la Wal-Mart » où des notions de « supply chain management » peuvent être adaptées au domaine du transport en commun pour optimiser les chemins et réduire le calvaire de tout le monde.
Exemple : Ne plus utiliser les plaques traditionnelles dans les bus indiquant le numéro du bus et sa destination mais plutôt des plaques digitales gérées, non pas par une salle centrale d’opération, mais par les passagers eux-mêmes lorsqu’ils achètent leurs billets dorénavant magnétiques.
Et si encore ça peut paraître sortir d’un roman de Sciences Fiction, on peut toujours utiliser une formule qui combine à la fois bon sens mais surtout la discipline.
Que la séance du brainstorming commence !
Take your bike! / Sortez votre vélo!
June 9, 2006 on 7:06 am | In All, NGO, Sustainable Transport, Education | 4 CommentsCongestion, pollution, parking problems, high maintenance costs are some of the “troubles” caused by cars. Several
environmental organizations in developed countries are turning to, and are encouraging, new transportation alternatives. Indeed, in Quebec (Canada), Vélo Québec and Équiterre are suggesting a “transportation cocktail kit” which aims at joining various means of transportation (mainly bike, public transportation, and taxi) to limit the use of the Car, to decrease pollution, and to propose alternative and economic ways of transportation. In Belgium, Provélo suggests a “mix” between cars, public transport, bicycles and walking.
Further more, certain developed countries are “recycling” bikes to send them to Africa. Here are some examples:
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The Villager, in the USA
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Vélo Mondial, in Germany
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VCD, in Germany
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Project HappyChild, in England
However, it is obvious there is no optimal transportation service that is flexible, fast, effective, economic and ecological, and that is likely to compete directly with Cars. In Tunisia, we do not have programs promoting bikes. However, we do have a good transportation system, it is not perfect but it is acceptable. That system could be coupled with biking for a more sustainable way of transportation.
Hence, why choose the bike?
Personally, I bike and I see the difference! It is better for health, it is not cumbersome, and more importantly it is not polluting. I also made the choice to take public transportation and not own a car. It is a lifestyle like any other and as Tarek puts it: “To drive a bicycle is not sign of change of social status. It is a civic act, it is pleasant, and it is so good for health”. I also read different things on the subject and I think that biking is one of these actions that one can take with a low cost, to help decreasing pollution in our country while preserving our Planet.
Here are some additional benefits of using your bike:
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Parking: there is certainly no problem when parking your bike.
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Distance: unless you’re working far from home, biking is a good substitute to the car, especially when it comes to red lights and traffic congestions!
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Health: if you bike to go to work or race, biking is definitively an excellent means of exercising and remaining in good shape.
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Cost savings: there is no gas consumption, no parking fees, and almost no maintenance costs
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Pollution: Biking is a 100% non-polluting activity.
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Price: Bicycles are accessible to most of us. The price varies for a new bicycle; it goes from 100DT to more than 2.000 DT! Used bicycles are even cheaper and their resale is a good means of recycling.
The good weather is here, you don’t have any excuse to leave your bike!?
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Congestion, pollution, problème de parking, couts élevés d’entretien et d’utilisation…Ces ennuis ne représentent qu’un échantillon des problèmes qu’occasionne la Voiture. De plus en plus d’associations environnementales dans les pays développés se tournent vers de nouvelles alternatives de transport. En effet, au Québec (Canada), Vélo Québec et Équiterre proposent un « cocktail transport » qui vise à joindre différents modes de transport (principalement vélo, transport public, et taxi) pour limiter l’utilisation de la Voiture, diminuer la pollution, et proposer des moyens de transport alternatifs et économiques. En Belgique, Provélo propose un « mix » entre voitures, transports en commun, vélos et marche à pieds.
Plus encore, certain pays développé sont en train de « recycler » des vélos pour les envoyer ensuite en Afrique. Vous voici quelques exemples :
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The Villager, aux USA
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Vélo Mondial, en Allemagne
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VCD, en Allemagne
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Project HappyChild, en Angleterre
Cependant, il est vrai qu’il n’existe pas de véritable offre optimale de service de transport souple, rapide, efficace, économique et écologique, susceptible de concurrencer directement la Voiture. En Tunisie, nous n’avons pas des programmes de promotion du vélo en place. Cependant, nous pouvons faire avec ce que l’on a! Nous avons un bon système de transport, pas parfait mais satisfaisant, auquel on pourrait coupler l’utilisation du vélo!
Pourquoi donc aller vers le vélo?
Personnellement, j’utilise le vélo et je vois la différence! Meilleur pour la santé, ce n’est pas encombrant, et surtout pas de pollution. J’ai fait le choix de prendre les transports en communs et donc de ne pas acheter une voiture; c’est un style de vie comme tant d’autre. D’ailleurs j’aime beaucoup ce que Tarek a écrit là dessus : « Conduire un vélo n’est pas signe de pénurie ou de changement de statut social. C’est un acte civique, c’est agréable, et c’est tellement bon pour la santé ». J’ai aussi beaucoup lu sur le sujet et je pense que c’est l’une des choses que l’on peut faire, à moindre cout, pour aider à diminuer la pollution dans notre pays et aussi à préserver notre chère planète Terre.
Vous voici quelques bienfaits additionnels reliés à l’utilisation du vélo :
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Parking : il n’y pas certainement pas de problème pour stationner un vélo,
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Distance : à moins de travailler à une dizaine de kilomètre de votre du travail, le vélo est un bon substitut à la voiture, entre autre pour les feux rouges et les embouteillages!
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Santé : prendre son vélo pour aller au travail ou faire ses courses est définitivement un excellent moyen de faire de l’exercice et rester en forme.
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Économies : le vélo permet de faire des économies à différents niveaux, pas de consommation d’essence, pas de coûts reliés au stationnement, et peu de coûts d’entretien.
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Pollution : l’utilisation du vélo est une activité non polluante à 100%.
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Prix : Les vélos sont accessibles à la plupart d’entre nous. Les prix peuvent varier pour un vélo neuf, de 100DT à plus de 2.000 DT! Les vélos usagés sont encore moins chers et leur revente est un bon moyen de recyclage.
Le beau temps est là, vous n’avez aucune excuse pour ne pas sortir votre vélo!?
