Environmental Art by Mohsen Lihidheb/ Art Environnemental par Mohsen Lihidheb

February 28, 2006 on 8:16 pm | In All, Individual, Solid Waste, Recycling, Waste Valorization, Education, Art | 3 Comments

I came accross the website of Mohsen Lihidheb, an “environmental artist” from Zarzis, Tunisia. Mohsen collects debris that washes up on the Tunisian coastline and recycles it into artworks and installations. He also holds the Guinness Book of World Records record for the largest collection of different objects (26820)!  Check out some of his artwork .

Je viens de trouver le site web de Mohsen Lihidheb, a “artiste environmentaliste” de Zarzis en Tunisie. Mohsen collecte les déchets arrivés par la mer sur les côtes tunisiennes et les recyle en oeuvres et installations artistiques. Il détient aussi le record Guiness de la plus grande collection d’objets (26820)!  Jettez un coup d’oeil à ses oeuvresDans ses propres mots, Mohsen Lihidheb décrit son oeuvre comme étant: “une action individuelle qui a donné des lectures écologiques, culturelles, artistiques, éthiques,…..mystiques, mais le millier de visiteurs ayant visité le Musée mémoire de la mer, a toujours retenu le coté écologique. Sans matracage, ni paternalisme, les idées (acquises sur le terrain de l’action) passent dans une ambiance de couleurs, formes, lumiéres et joie de vivre. Ce n’est pas un musée d’ossements et tableaux statiques et figés, avait dit une universitaire, mais un espace plein de vie et de lumiére, c’est le musée de la vie dans sa plus belle condition.”

Logic of collective action / Logique de l’action collective.

February 25, 2006 on 10:56 pm | In All, Individual, Education | Please Comment

A French post will follow / Un post en francais suit

Thoughts and reflections on environmental consciousness: Global Warming is a global negative externality problem. Cooperation is a key word to face this global problem. However, there are two types of cooperation: international cooperation and national cooperation. In this post, the focus will be on the latter form of cooperation. Why debating cooperation? It is obvious that – our – current actions will influence and affect future generations’ choices. The ultimate objective of sustainable development is to get rid of the “intergenerational dictatorship”. We would expect future generations to live in the same Environment as ours. The idea behind “eco-development” was debated for the first time in Stockholm (1972) in a UNO conference. Moreover, the concept of Sustainability was introduced for the first time by Norway Prime Minister, Mrs. Gro Harlem Brundtland. Sustainable development “is development that meets the needs of the present without compromising the ability of future generations to meet their own needs”.
Question: is there any incentive that drives people to cooperate, target a common goal, work on a collective project, and face the same destiny? Put differently, what do we need to push Tunisians to cooperate toward sustainability? The answer is quite complex. Naomi Klein criticizes in “No Logo” the actual marketing system. She states clearly that this system creates – non-sustainable – lifestyles. This idea is emphasized differently in “the corporation”. Freud’s Civilization and Its Discontents deals with social anxiety. Men are self-destructive in a way. This innate destructiveness is materialized by a “non-sustainable” way of living. Nowadays, three main behavioral schemes are detected: opportunistic, altruistic, and selfish. Which one ensures sustainability? The latter is not suitable for sustainable development. Sketching a mixed profile (opportunistic and altruistic) seems to be the optimal solution. Olson describes in his seminal work “the logic of collective action” two main conditions that drive group collaboration namely, (i) group objectives are a kind of public good; all group members can consume it freely, and (ii) being self-motivated, group members will adhere to a group to maximize their interests. It is clear that in the actual context condition (ii) is fully satisfied while condition (i) is partially fulfilled; hence the need to move from a selfish lifestyle to a more altruistic lifestyle. This is the Drive for sustainable development.
Kyoto is more than an environmental agreement; it needs different economic adjustments and big social and cultural shifts. One way to do this is to not only ensure countries’ cooperation but also citizens’ collaboration. Maintaining a growing and abusive way of exploiting natural resources will harm all ecosystems and all natural systems. Technology is an alternative solution but not THE solution. Indeed, the sustainability triad (economy – environment- society) is reached when there is equilibrium between consumption of natural resources and renewal of these resources.

Points de réflexion sur la conscience environnemtale: Le problème du réchauffement planétaire est un problème d’externalité globale. Il est bien connu que pour résoudre ce genre de problème la coopération est le mot clef. Il y a deux types de coopération; une coopération au niveau internationale entre pays, et une coopération nationale au niveau des citoyens. Dans ce post je vais m’attarder sur le deuxième type de coopération. Pourquoi parler de cela? Il est évident que nos actions présentes affectent les choix des générations futures. Le développement durable vise à limiter ce « despotisme environnemental » intergénérationnel. En effet, les générations futures, comme les générations actuelles, ont droit à un Environnement intact. L’idée d’éco-développement a été avancée en 1972 à la Conférence de l’O.N.U. à Stockholm comme alternative à la domination économique. Plus récemment, c’est en 1980 que le terme anglais « sustainable development » a vu le jour pour la première fois dans la stratégie mondiale de la conservation ; cette notion est encore essentiellement environnementale. Il faut attendre la publication du rapport « Notre avenir à tous » en 1987, rapport réalisé sous l’égide de l’O.N.U. par Madame Gro Harlem Brundtland, premier ministre de la Norvège, pour avoir une référence claire au concept communément appelé aujourd’hui le « développement durable ». Il est défini comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».
Une question s’impose donc : Qu’est-ce qui fait qu’un groupe humain est en mesure de vivre et d’agir ensemble, de s’accorder sur une commune intention, orientation, sur un projet collectif, une commune destinée ? En d’autres termes que faut il pour assurer la coopération des tunisiens afin d’atteindre l’objective de développement durable ? La réponse est complexe. Dans « No Logo », Naomi Klein propose une critique virulente du système marketing actuel qui ne fait que vendre des modes de vie - et là j’ajouterai - « non soutenables ». Cette idée est bien reprise dans « the corporation ». Freud de son côté parle de « tension intolérable » dans son ouvrage « Malaise dans la civilisation » (1930). Son idée est simple : dans les sociétés modernes, l’humanité est capable de s’autodétruire définitivement montrant ainsi que ce qui lui avait (l’humanité) permis de progresser devenait la cause de son effondrement. En somme, dans ce 21eme siècle nous faisons face à trois types majeurs de comportements : opportuniste, altruiste, ou égoïste. Lequel est « soutenable »? Certainement pas le dernier! Un mix du 2eme and 3eme semble plus approprié. Olson dans son ouvrage séminal « logique de l’action collective » explique clairement que premièrement un objectif commun équivaut à un bien collectif pour les membres d’un groupe. Et la spécificité du bien collectif est que personne (du groupe) ne peut être exclu de sa consommation. Deuxièmement les individus poursuivent toujours leur intérêt propre – ils ne participent dans un groupe que pour satisfaire leurs propres besoins. Encore une fois le deuxième objectif est atteint alors que le premier est – partiellement – atteint. Le bien public de développement durable est disponible sur le marché mais sa consommation n’est que limitée. En favorisant des changements socioculturels et socio-économiques, l’objectif du développement durable est de promouvoir un autre modèle de développement que celui adopté par les pays riches depuis la deuxième guerre mondiale.
Kyoto n’est pas seulement une cause environnementale, c’est aussi un problème économique majeur et une mutation sociale profonde. En effet, protéger l’environnement, assurer une équité sociale et économique demande un effort de toutes les parties concernées que ce soit Nations ou citoyens. Une production et une consommation abusives entraîneront sans équivoque un important préjudice aux différents systèmes naturels. Il devient donc invraisemblable que la Technologie puisse à elle seule réduire ou freiner tous ces effets néfastes. Ainsi, pour atteindre cet objectif « à triples dividendes » (société – environnement – économie), il faut qu’il y ait un équilibre entre d’un côté, la quantité de pollution dans l’atmosphère et la capacité des puis naturels à l’absorber, et d’un autre côté, entre l’extraction de ressources naturelles renouvelables et leur renouvellement.
Pour terminer, cette citation de Cornelio Sommaruga, Président du Comité international de la Croix-Rouge résume bien la vision de ce post, «
Il n’y a pas de fatalité. Nous pouvons, j’en ai l’intime conviction, opposer au pessimisme de l’intelligence, l’optimisme de la volonté. Car il ne s’agit plus de rêver d’un monde meilleur. Il faut y œuvrer ».

Promotion de l’écotourisme à Chébika

February 23, 2006 on 9:13 am | In All, NGO, Project, Sustainable Tourism | Please Comment

Cet Article écrit par Kamel FERCHICHI, paru le 07/02/2006 dans La Presse, décrit un projet d’éco-tourisme à Chébika. Pour vous donner de plus amples infomations, l’équipe KEN recommende les liens suivants où vous trouverez une description détaillée du projet ainsi que quelques photos.

Promotion de l’écotourisme à Chébika - Des splendeurs à découvrir et un gisement de nouveaux emploisNon loin de Tozeur, dans le sud-ouest du pays, les oasis de montagne de Chébika et Tamerza étalent leur charme naturel. Leurs richesses en faune et en flore, alliées aux particularités culturelles et historiques qui les caractérisent, leur ont conféré aujourd’hui un potentiel écotouristique remarquable.

A ce propos, la naissance, en 2000, de l’Association de promotion humaine et du développement à Tamerza (Asphadt) a permis de promouvoir une nouvelle tendance. Il s’agit en premier lieu de satisfaire une population locale défavorisée, ayant souvent besoin de nouvelles sources de revenus durables dans un milieu écologique sain et protégé.

Mais aussi et en second lieu de mettre en valeur un patrimoine ancestral quasi oublié et de mieux préserver la biodiversité de ce site naturel.

Avec le concours du Programme suisse d’appui aux organisations de base en Tunisie d’intercoopération (Paotic) en matière de développement local à Chébika et Tamerza, le projet d’écotourisme a pu prendre forme en 2004.

Au commencement, l’Asphadt, en collaboration avec le Paotic, a jeté les bases d’un

développement local communautaire, qui repose sur un nouveau rapport homme-nature. Il s’agit, à vrai dire, de faire bénéficier la population locale des potentialités d’emploi existantes, tout en la sensibilisant à l’importance d’un tourisme écologique de valeur.
Entre Tamerza et Chébika, une chaîne de montagnes rocheuses et crevassées s’étend à perte de vue, sur quelque dix-huit kilomètres.

Sur les plaines et les falaises escarpées, un véritable manteau végétal couvre la région, offrant aux visiteurs un paysage verdoyant pittoresque. Et à quelque distance de Tamerza, voilà la grande cascade de «Kef Edhil», imposante.

A travers cette mosaïque naturelle, un circuit de trekking a été mis en place entre Chébika et Tamerza. Il constitue déjà une sorte de vadrouille alliant à la fois écotourisme et géotourisme.
A l’arrivée à Chébika, zone frontalière, on est accueilli par le spectacle de groupes de touristes venus découvrir le charme de la région appelée, autrefois, «Gsar El Chems» : place fortifiée du soleil.

Ici, selon Aïda Tarhouni, coordinatrice des projets écotouristiques dans les oasis de montagne de Chébika et Tamerza, l’on compte quotidiennement cinq cents touristes en moyenne.
Mais, quoiqu’ils ne s’y installent pas longtemps, en l’absence d’infrastructures d’hébergement, ces groupes de touristes considèrent ce site comme une destination particulièrement privilégiée et tout à fait hors du commun.

Située en pleine palmeraie, la région de Chébika, avec son écosystème diversifié, présente à ses visiteurs une gamme variée de produits et services.

Il s’agit de randonnées pédestres avec pique-nique au cœur des oasis, dégustation de produits des traditions culinaires locales et découverte d’un nouveau circuit géo-touristique couronné par une visite à l’ancien village, abandonné depuis la fin des années 60.

Sur ce circuit touristique, long de plus d’un kilomètre à pied, M. Hassen Zammouri, un des six guides locaux bénéficiaires d’une formation-initiation à la géologie, évoque au fil de la marche la mémoire des lieux. Le circuit de trekking permet de remonter un passé lointain, marqué par des mouvements géologiques. On trouve tout un tapis de fossiles et de roches géologiques de toutes dimensions. On trouve également une source naturelle, dont le débit est constant : tiède en hiver, elle est fraîche en été. Une vue panoramique donne sur l’ancien village berbère. Un véritable musée à ciel ouvert qui mérite d’être valorisé.

Le développement local de la région de Chébika a fait en sorte que la promotion de l’écotourisme dans ce site s’accompagne d’une valorisation du savoir-faire local et de la réhabilitation des potentialités existantes. Autrement dit, la création de sources de revenus et l’amélioration des conditions de vie.

A cet effet, la coopération étroite entre l’Asphadt (antenne de Chébika) et le Paotic a donné lieu à l’émergence d’une série de projets à caractère agricole, artisanal et de service.
A la maison des tissages traditionnels, juste à l’entrée de ce petit village rural de quelque 650 habitants, une vingtaine de filles s’adonnent à divers métiers artisanaux. Derrière leurs métiers à tisser, les jeunes filles, aux doigts agiles, fignolent leurs œuvres confectionnées à base de laine de mouton et de poils de dromadaire.

Leurs produits consistent, essentiellement, en des cartables, des sacs, des descentes de lit et des mergoums. «Je suis satisfaite de mon travail, c’est notre patrimoine ancestral qu’on doit garder…», déclare l’une des filles bénéficiaires. «Ici, on travaille à la pièce, à raison de cinq par mois, et il y a d’autres filles qui travaillent chez elles…», révèle une autre artisane.

Pas si loin de cette maison de tissage, se trouve une petite unité d’exposition qui propose des articles destinés à la vente, parmi lesquels des objets de souvenir. Ces projets traditionnels, comme le souligne Mme Tarhouni, ont été lancés suite à des sessions de formation dispensées au profit d’une cinquantaine de femmes artisanes dans la région.

Ce programme de formation a également touché une douzaine de vendeurs de pierres, qui ont été initiés à la géologie-géomorphologie. Le but est d’améliorer leurs connaissances en matière de pierres et de géodes.

Afin de promouvoir la notoriété de ce label appelé écotourisme, beaucoup d’actions de mise en valeur ont été engagées. Il s’agit, par exemple, d’installer une clôture autour de l’oasis, d’aménager une parcelle de restauration et d’accueil dans la palmeraie, avec partage équitable des bénéfices entre femmes cuisinières et propriétaires. Il s’agit, également, de l’aménagement d’un autre espace de biodiversité et d’arboriculture oasienne, en vue de promouvoir une grande variété de dattes, en l’occurrence «Aligue», «Besser Hlou», «Kenta», «Ammari», «Bidh Hmam» et beaucoup d’autres. Ce qui rejoint d’ailleurs la campagne de sensibilisation menée à l’intention de bon nombre d’agriculteurs, qui ne cessent d’opter pour la culture d’une seule variété, celle de «Deglet Nour». Et l’unité de transformation des dattes, située dans la région, fait aussi partie de cette action promotionnelle. Elle présente un produit à base de dattes : pâtisserie, jus, rob et confiture… C’est, en fait, un projet qui commercialise «les délices des oasis».

Certes, la création imminente d’une cité artisanale à Chébika permettra aux promoteurs d’exposer leurs expériences et d’écouler, de la sorte, leurs produits. De même, l’organisation en mars prochain d’une journée promotionnelle à Chébika et Tamerza va-t-elle donner au développement local un coup de pouce? Ce qui permettrait à cette expérience pilote de hisser le secteur de l’écotourisme à une place plus importante dans celui des services.

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