القفة (Ar), le couffin (fr), the basket (en)
March 29, 2006 on 7:23 am | In All, Solid Waste, Recycling | 21 CommentsUn message en français suit…
That’s it! Next time, I am taking my Tunisian basket!
Each week, while doing my groceries at a Montreal supermarket, I realize that despite my efforts to reduce the use of pla
stic bags -and packaging in general- I always end up having too many! Vegetables and fruits are separately packed in small plastic bags, cheeses and meat come in expanded polystyrene plates covered with polyolefin film, olives and other condiments packed in small rigid plastic boxes…Even bread sometimes comes in a plastic bag!
This trend is present in all developed countries and is starting its way in Tunisia especially with the newly introduced giant supermarkets. It is true that a majority of this packaging is recyclable and is usually useful to keep products fresh. But sometimes, its convenience stops at carrying goods, such as for vegetables.
Thus, I am determined! As of this week, my Tunisian basket is heading to Montreal’s supermarkets and markets. I do realize that I won’t be able to avoid all the weekly plastic consumption but my basket will sure help me reduce it.
Whether manufactured in Nabeul, Gabes or elsewhere, the Tunisian basket is definitely one of the most ecological means to carry groceries. Not only, it is made of natural products, it is reusable, and it reflects a Tunisian know-how.
I therefore invite all Tunisians living in Tunisia or elsewhere - and non-Tunisians as well-, to get a basket! Not only is it ecological but it can also help you make new friends. There will be somebody one day, asking you “Where did you buy this beautiful basket?”
Imagine! Tunisian baskets everywhere in the world!
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C’est décidé, la prochaine fois, je prends mon couffin tunisien!
Chaque semaine, quand je fais mes courses au supermarché à Montréal, je me rends compte que malgré les efforts que je fais pour réduire au maximum l’utilisation des sacs en plastique et les emballages en général, je finis toujours par en avoir trop ! Les légumes et les fruits séparément emballés dans des petits sacs en plastiques, les fromages et les viandes qui viennent dans des barquettes de polystyrène expansé recouvertes de film rétractable en polyoléfine, les olives et autres condiments dans des petites boîtes rigides en plastique…Même la baguette parfois vient emballée dans un sac en plastique!
Cette tendance est répandue par tout dans les pays développée et elle commence à s’installer de plus en plus en Tunisie surtout avec l’introduction des nouveaux hypermarchés. C’est vrai que la plupart de ces emballages sont recyclables et servent en général à une meilleure conservation des produits. Mais parfois, leur utilité s’arrête au transport de marchandise, pour légumes notamment.
Donc c’est décidé, dès cette semaine, mon couffin tunisien va commencer à parcourir les supermarchés et marchés de Montréal. Loin d’espérer pouvoir éviter tout la consommation de plastique hebdomadaire, mon couffin va surement m’aider à la réduire.
Qu’il soit fabriqué à Nabeul, à Gabès ou ailleurs, le couffin tunisien est sans doute l’un des moyens les plus écologiques pour faire ses courses. Non seulement, il est fabriqué principalement à partir de matières végétales, il est réutilisable, et il reflète un savoir-faire tunisien.
Je lance donc un appel à tous les tunisiens vivant en Tunisie ou ailleurs -et aux non tunisiens d’ailleurs-, procurez-vous un couffin! Non seulement c’est écologique mais vous ferez peut être des nouveaux ami(e)s. Il y aura surement quelqu’un qui vous posera la question un jour « Où est-ce que tu as acheté ton beau couffin ? »
Imaginez! Des couffins tunisiens partout dans le monde !
Tunisian Forests / Les Forets Tunisiennes
March 27, 2006 on 12:15 am | In All, Forestry | Please CommentUn message en français suit …
The main objective of the Kyoto protocol is to reduce greenhouse gas emissions (GHG) using different abatement strategies. Countries have access not only to three flexible mechanisms (emissions trading, joint implementation and clean development mechanism) but also to reductions by sinks and reservoirs. This is mainly done by carbon sequestration strategies or afforestation / reforestation. Hence forestry should be a crucial and important sector for Tunisia’s Environmental policies.
Tunisia’s situation
Historically, forests suffered a great deal of misuse and destruction in Tunisia due to recurrent fires, overgrazing, cropping expansion, and inappropriate policies. As a result, the country’s woody areas decreased from 3 million hectares (ha) during the Roman era to about 1.25 million ha by the start of French colonization, in 1881.
Deforestation continued to occur and it was only after independence, in 1956,
that trends of forest regression could be reversed with ambitious plantation programs. Between 1956 and 1995, the forest vegetation cover was substantially improved in Tunisia with a rise from 2.3 to 5.1% thanks to the contribution of newly afforested areas. By 1995, the total surface area of both natural and planted forests amounted to 830,737 ha, with 72% for the former and 28% for the latter. Stand age structure showed that the majority of forest trees are, presently, either middle-aged or mature with 59 and 30%, respectively. Forest stands, where juvenile trees predominate, constitute a minor proportion with 9%, whereas stands having an irregular age structure contribute the remaining proportion of 2%. (see FAO’s website for more details)
The Tunisian National Forest Program
This program constitutes a process aiming at sustainable management of forests and livelihood improvement for bordering populations. This was translated in 1997 by the development of a national master line of forest and pastoral development. In addition to two traditional components (extension of forest areas, and conservation of forest and biodiversity), a national strategy for the development of the forestry sector (July 2001) incorporates a component of improvement of the forest ecosystems management. The strategy is broken down into different phases: a decennial program (2002-2011), and a complementary program (2012-2016) which would be considered.
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L’objectif principal du protocole de Kyoto est de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) en utilisant différentes stratégies de réduction. Les pays ont accès non seulement à trois mécanismes flexibles (les échanges de permis d’émissions commerçant, l’application conjointe et le mécanisme de développement propre) mais également aux réductions par les puits et réservoirs naturels. Ceci est principalement fait par des stratégies de reboisement et de séquestration de carbone cf. Article 2.1.a.ii du Protocol. Par conséquent la sylviculture devrait être un secteur crucial et important dans la politique environnementale de la Tunisie.
La situation de la Tunisie
En Tunisie, les forêts ont de tout temps souffert d’abus et de destruction dus en majeure partie aux feux récurrents, des cultures abusives et des politiques forestières inadéquates. Ainsi, les secteurs boisés du pays sont passés de 3 millions d’hectares (ha) pendant l’ère romaine à environ 1,25 millions d’ha au début de la colonisation française, en 1881.
Le déboisement a continué pendant quelques décennies, il fallait attendre l’indépendance, en 1956, pour que les tendances de la régression des forêts soient renversées grâce à des programmes ambitieux de reboisement et de plantation. Entre 1956 et 1995, la couverture forestière a été sensiblement améliorée avec une augmentation de 2,3 à 5,1% et ceci grâce à la contribution des secteurs nouvellement reboisés. En 1995, toute la superficie des forêts naturelles et plantées s’est élevée à 830.737 ha, avec 72% pour les premières et 28% pour les deuxièmes. Aussi, la répartition par âge montre que la majorité des arbres forestiers sont d’un certain âge (59%) ou mûrs (30%). (voir le site de la FAO pour plus de détails)
Le Programme Forestier National tunisien
Ce programme constitue un processus qui a pour but l’aménagement durable de l’espace forestier en favorisant l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines. Ceci s’est traduit en 1997 par l’élaboration du plan directeur national de développement forestier et pastoral. Une stratégie nationale de développement du secteur forestier (juillet 2001), qui à coté des deux composantes traditionnelles (extension du couvert forestier et conservation de forêt et de la biodiversité), prévoit une composante d’amélioration de la gestion des écosystèmes forestiers. La stratégie est découpée en différentes phases : un programme décennal (2002-2011), et un programme complémentaire (2012-2016) qui serait envisagé.
When H and O turn out the two most important alphabet letters!/Quand le H et le O se révèlent les deux lettres les plus importantes de l’alphabet!
March 23, 2006 on 12:22 pm | In All, Public Organization, Water | 5 CommentsUn message en français suit …
Yesterday, March 22nd, we celebrated the World Water Day. Water is expected to be the most praised resource in the decades to come, even much more than oil [if there is any left after 40 years!].
The fourth edition of the World Water Forum, held between March 16th and March 22nd in Mexico City has just been concluded. The debate was directed and baited on relatively new concepts including
Hydraulic Resources Governance.
International conflicts around water resources management and exploitation are increasing. Among those, the Jordan-Israel Lebanon conflict, Egypt-Sudan on the Nile and Turkey-Iraq.
In the case of Tunisia, agreements with Algeria have been concluded: a bilateral technical commission of hydraulics and environment was instituted in 1984 as a framework for dialogue and exchange of information on common questions relating to water and the environment.
A hydraulic policy was applied for more than three decades deploying considerable human and financial resources and has brought rather well its fruits especially in periods of drought (after all, without sufficient and relatively good quality water, would Tunisia ever have had its pseudo of El-khadra - The Green?).
Our dams being connected forming a rather dense network (especially in the North where irrigation needs are the highest) can make up for the deficit by forwarding the surplus during the rainy season to the driest areas. However, drinking water quality is not that good in certain areas, in particular the South region and the Cap Bon Peninsula.
More and more efforts are focused on consumption awareness, sea water desalinisation and even research on plants which can grow in high salted soils!Much remains to be made to guarantee a safe volume and quality of water for our present and future needs including water needs for agriculture, industry, tourism and obviously drinking water. This link provides the most relevant statistics on the hydraulic resources and water use in Tunisia.
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Hier, le 22 Mars, nous avons fêté la journée mondiale de l’eau. Les experts prévoient que l’eau sera la ressource la plus convoitée dans les décennies à venir, bien plus que le pétrole [s’il en reste après 40 ans !].
La quatrième édition du Forum mondial de l’eau qui s’est tenue du 16 au 22 mars à Mexico vient donc de s’achever. Le débat s’est orienté et acharné sur des concepts relativement nouveaux et notamment sur la Gouvernance des ressources hydrauliques (serions nous devant « un SMSI aquatique » ?). Les conflits internationaux autour de la gestion et de l’exploitation des ressources en eau ne cessent de se multiplier : La Jordanie-Israel- Liban, l’Egypte et le Soudan sur le Nil, la Turquie et l’Iraq entre autres.
Pour le cas de la Tunisie et suite à des accords avec l’Algérie, une commission technique mixte de l’hydraulique et de l’environnement a été instituée en 1984 comme cadre de concertation et d’échange d’informations sur les questions communes relatives à l’eau et à l’environnement.
La politique hydraulique entreprise depuis plus de trois décennies en déployant des ressources humaines et financières considérables apporte assez bien ses fruits surtout en période de sécheresse (après tout, sans une eau suffisante et relativement de bonne qualité, la Tunisie aurait-elle jamais eu son pseudonyme d’El-khadra ?).
Nos barrages étant connectés formant un réseau assez dense (surtout au nord où le besoin en eau d’irrigation est le plus élevé) peuvent combler le déficit en acheminant le surplus lors des saisons des pluies vers les régions les plus désavantagées. Cependant la qualité d’eau potable laisse à désirer pour certaines régions, notamment le sud et le Cap Bon.
Les efforts sont axés de plus en plus sur la sensibilisation de la consommation, la désalinisation des eaux de mer et même la recherche sur les plantes qui peuvent pousser dans des terres à fortes teneurs de sel ! Beaucoup reste à faire pour sécuriser le volume et la qualité des eaux pour nos besoins présents et futurs tant pour les besoins de l’agriculture, l’industrie, le tourisme que pour l’eau potable bien sur.
Ce lien présente - presque - toutes les statistiques sur les ressources hydrauliques et l’utilisation de l’eau en Tunisie.
